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Ces cétacés qu’on ne connaît pas assez

Aujourd’hui, je rend un hommage à des êtres mystérieux, secrets et trop peu connus. Ils font parti d’une grande famille que vous connaissez pourtant tous : les cétacés. Flipper le grand dauphin et Willy l’épaulard ne sont que deux exemples parmi plus de 80 espèces existantes, la plupart méconnues du grand public, bien que tout aussi fascinantes. Le cachalot qui engloutit Pinocchio est une star également. Une autre célébrité doit son succès à sa taille : la célèbre baleine bleue, le plus grand et le plus lourd de tout les mammifères. Mais dans l’ombre des stars, se cachent des espèces plus timides, qui n’ont pas marquées les esprits par leurs exploits, et qui ne se mettent pas sous les projecteurs : ce sont eux l’objet de l’exposition numérique qui suit.

Les baleines, ou cétacés à fanons :

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La baleine pygmée est la plus petite des baleines, d’où son nom certainement, avec ses ridicules 5 petits mètres ! Elle est rare et discrète, presque jamais observée vivante. On pense qu’elle pourrait vivre jusqu’à 100 ans. On sait très peu de choses sur sa biologie.

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La baleine grise est une migratrice capable d’effectuer 22.000 km/an. En Californie, elle fait le bonheur des touristes : peu farouche, vivant prés des côtes, elle va même jusqu’à se laisser caresser. On peut les trouver rassemblées en groupes de 400 jusqu’à 1000 individus sur certains sites ! Pour l’anecdote, elle fait partie des rares baleines à avoir vécue en captivité. Au Sea World de San Diego, l’une d’elles, Gigi III, grandissait de 1,25 cm et grossissait de 1 kg toutes les heures pendant les premiers mois, et elle se nourrissait de 8 Litres de lait toutes les 3h, avalés en 1 minute chrono !

Le rorqual commun est la deuxième plus grande baleine du monde : pour 6 m à la naissance, adulte il peut atteindre les 27 m et peser 80 Tonnes. On le rencontre dans tout les océans du globe, et toute l’année en mer méditerranée. Malgré ce beau palmarès, il reste dans l’ombre de sa cousine la baleine bleue. On estime sa durée de vie à 100 ans, peut-être 111 ans. Cette baleine a une autre particularité : elle possède un côté de la tête et des fanons blanc, et l’autre côté gris. On pense que le côté blanc servirait à éblouir les poissons car il chasse toujours penché sur le même côté !

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Rorqual commun

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Cadavre de rorqual commun dévoré par des ours polaires

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dauphins et autres cétacés à dents :

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Le sténo rostré, dauphin à l’aspect reptilien avec sa tête allongée, est très joueur avec l’homme, presque « collant » d’après les récits des plongeurs qui ont nagés en sa compagnie. Il se rencontre dans les eaux chaudes tropicales. On connaît peu de choses sur son mode de vie, et presque rien sur sa reproduction.

 

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Son nom scientifique vient du grec « pseude » qui signifie « menteur » et de « orca » pour « orque », que l’on peut traduire par « fausse orque ». En effet, le pseudorque est un cousin méconnu de l’orque épaulard. Le pseudorque peut atteindre 6 mètres lui aussi, mais il est beaucoup plus fin et élancé que l’orque. Très acrobatique, il peut sauter ou se dresser à la verticale au-dessus de la surface, et nager à l’étrave des bateaux (c’est pourquoi ils font malheureusement le bonheur des delphinariums). Ils font partie des cétacés les plus souvent victimes d’échouages en masse, jusqu’à 800 individus au même endroit ! Comme les orques, ils peuvent se nourrir de thons, de marlins, de dauphins voir attaquer de plus gros cétacés !

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Le cachalot pygmée est une espèce proche du cachalot commun, mais il est nettement plus petit avec ses 3 mètres environ. C’est un animal asocial qui fait partie des cétacés les moins souvent observés malgré leur probable abondance. Il possède quelques particularités étonnantes par rapport aux autres cétacés : la femelle est capable de concevoir un petit alors qu’elle allaite encore. Et comme les poulpes, il a une poche à encre de laquelle il expulse un liquide brun lorsqu’il se sent en danger. Et enfin pour plonger, il se laisse simplement couler comme une pierre, tout doucement !

Les baleines à bec :

Leur nom est trompeur, car les baleines à bec n’ont pas de fanons, ce ne sont donc pas de vraies baleines. En effet, elles possèdent des dents, au minimum deux, voir chez certaines espèces et chez le mâle uniquement des dents qui traversent la gencive et dépassent telles des défenses. Toutefois, elles peuvent atteindre des tailles de 12 mètre pour les plus grandes d’entre elles, ce qui leur vaut certainement le nom de « baleines ». Ces espèces sont si peu observées et si peu connues que certaines d’entre elles n’ont jamais été vues vivantes, et ne sont connues que grâce à des squelettes. Seul l’hyperoodon, ou tête de barrique, fut longuement chassé et donc capturé fréquemment. Nous possédons toutefois quelques rares informations sur leur biologie, comme le fait que certaines baleines à bec soient capables de plonger durant des apnées de 2H, à plus de 1000 m de fond.

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Baleine à bec de Blainville

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Baleine à bec de Blainville

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Baleine à bec de Layard

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Hyperoodon boréal surnommé « tête de barrique »

Les dauphins à bosse :

Ce sont des dauphins marins qui parfois s’aventurent dans les fleuves. Les deux espèces ci-dessous sont assez proches : le dauphin rose ou dauphin à bosse de l’Indo-Pacifique doit son nom à sa coloration rose vif lorsqu’il est adulte, alors qu’il est gris lorsqu’il est jeune. Avant 1990, ce dauphin était totalement inconnu du grand public, même en Chine ou il est très abondant. Le dauphin à bosse de l’atlantique porte bien son nom : il possède une sorte de « bosse » le long du dos sur lequel se trouve sa dorsale.

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Dauphin à bosse de l’atlantique

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Dauphin rose

Les lissodelphis :

Il existe deux formes de ces étranges dauphins sans ailerons : l’une au Pôle Sud (australe) et l’une au Pôle Nord (boréale). Fins et longs (pouvant atteindre 3 m), ils peuvent se rencontrer par groupe de plus de 1000 individus, en formation soit en V comme les oiseaux migrateurs, soit alignés façon militaire. Le tout à grande vitesse, car ils peuvent faire des points à 40 km/h, et sont même capables faire des sauts de 7 m ! On les rencontre souvent en compagnie d’autres espèces : baleines, cachalots, lions de mers ou autres dauphins.

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Lissodelphis boréal

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Lissodelphis austral

Les marsouins :

Ce sont de petits dauphins de 1,20 à 2,25 m, mais contrairement aux autres dauphins, ils ont des dents aplaties ! Chez les mâles de certaines espèces, on peut observer une variation saisonnière de la taille des testicules, phénomène non expliqué. Chez le marsouin de l’Inde, le petit s’accroche au dos de sa mère à l’aide d’une série de tubercules qui remplacent l’aileron. Le marsouin de Dall, lui, est très bon nageur : il est capable d’atteindre 55 km/h. Il est victime de la chasse (18.000 sont tués tout les ans), mais heureusement il n’est pas la proie des delphinariums : ne supportant pas la captivité, il y meurt en quelques jours.

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Marsouin de Dall

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Marsoin à Lunettes

Les dauphins d’eau douce :

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L’Orcelle de l’irrawaddy est un dauphin des eaux saumâtres de l’Indo-Pacifique qui remonte le fleuve Irrawaddy en Birmanie. Il est souvent victime des opérations de pêche à l’explosif.

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Le dauphin du Gange est issu d’anciens dauphins marins, mais est aujourd’hui endémique du fleuve le Gange en Inde. Il a pour drôle d’habitude de nager sur un côté ! Il a des yeux minuscules sans cristallin, au nerf optique très réduit, il est donc presque aveugle. Les indiens font de ce dauphin de l’huile réputée aphrodisiaque !

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Le baiji est une espèce éteinte. En effet, l’un des lacs ou il vivait a été entièrement comblé et mis en culture. Puis la construction de barrages a bloquée ses migrations, et de dauphin grégaire et migrateur, il est devenu sédentaire et solitaire. Suite à la diminution des effectifs, il a été classé « espèce protégée » en 1983. Malgré cela, il n’en restait plus que 8 en vie en 1997. Le dernier vivant a été pris en photo en 2002. En 2006, il était officiellement déclaré éteint. C’était un dauphin discret et facilement effrayé, qui passait des heures à se reposer dans des courants. Hasard étrange, son nom scientifique « Lipotes » dérive du latin « Leipo« , qui signifie « laissé pour compte » …

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